Journal de bord de Bastos : Mont Blanc

Vendredi 25.

17:00.

Ça y est. C’est le jour J pour moi. Les copains atterrissent à Genève et c’est la fin de l’entraînement. La fin de l’attente. La fin des préparatifs. Depuis deux ou trois jours l’excitation réduit mon temps de sommeil, et j’ai bien peur de ne plus dormir jusqu’à la descente.
21:00.
Cela fait plus d’un an que je ne les ai pas vus et rien a changé. Comme si c’était hier. Un petit dîner tous ensemble à Mieussy dans le seul restaurant encore ouvert achève de se retrouver pour de bon.
23:00.
Dès leur arrivée à mon chalet où nous allons passer la dernière nuit avant la grande ascension, ils vérifient que j’ai bien tout mon matériel.
C’est marrant ils sont un peu jaloux de mes sponsors. Mes G5 de La Sportiva sont parfaitement adaptées à ce sommet, les leurs sont un peu lourdes pour le Mont Blanc. Normal ils reviennent de sommets bien plus hauts.
Leur connaissance du matériel nécessaire et même de la manière dont le préparer me rassure. Mettre mes Julbos Glacier et mes barres de céréales dans la poche car c’est la première chose dont j’aurai besoin et le masque de ski au fond du sac car je n’en aurai besoin que le lendemain. Selon eux, cette organisation est capitale car en altitude et sous le coup de l’effort, le moindre mouvement est éprouvant. Pas question donc de commencer à tout déballer de mon sac à dos La Sportiva en plein milieu de l’ascension de la paroi rocheuse. Ils m’expliquent qu’il faut être capable de savoir où se trouve chaque chose pour pouvoir le dire à la personne derrière qui se chargera d’attraper ce dont on a besoin.
Je suis soulagé, j’ai bien tout le matériel nécessaire. J’ajouterai à cela un Camelback, plus pratique que les bouteilles pour s’hydrater pendant l’effort. Shane et Brandon ont besoin de dernières emplettes donc nous irons acheter ça ensemble au matin.
12:00.
Il est temps de dormir, nous devons nous lever tôt pour partir en direction de Chamonix chercher nos pass pour le tramway.
Je finis par trouver le sommeil malgré l’excitation. 6 bonnes heures. Je suis satisfait.
Samedi 26.
6:00.
Au réveil je suis une pile électrique. Shane et Brandon prennent leur douche je suis déjà en tenue et j’ai avalé mon bol de céréales en deux bouchées. Je ne tiens plus et ça les fait rire.
6:45.
En voiture!
8:00.
Nous récupérons les pass à la gare de Chamonix et nous mettons en direction du Décathlon « Camp de base » à Passy. C’est à 5 minutes du départ du tramway du Mont Blanc, je l’ai repéré deux jours plus tôt. C’est l’idéal pour les achats de dernière minute et il ouvre à 9h! J’y trouve sans mal mon « Camelback » et des sous gants, et Shane et Brandon leurs barres énergétiques. Ils sont fascinés par Décathlon c’est très amusant. « So cheap! » « So good » « A candy store ». Il faut y aller car si on ne les arrêtait pas, ces deux là passeraient la journée ici!
10:00.
C’est le départ du tramway. On a couru dans toutes les échoppes du Fayet situées autour de la gare pour trouver des sandwitchs pour le déjeuner histoire d’avoir un bon repas avant cette première partie d’ascension qui semble corsée mais impossible! Du coup on a des baguettes et du thon en boite!
11h30.
Départ de nid d’aigle. Les premiers pas de cette aventure. On y est. Enfin. Je suis surpris par l’allure à laquelle les deux autres me font marcher. Un pied devant l’autre, j’ai l’impression de me promener avec ma grand mère. Ce n’est que plus tard que je comprendrai. Shane m’explique qu’en plus de monter à près de 5000m, nous le faisons en 24h. Il faut donc d’une part s’acclimater au maximum donc prendre son temps meme si on a les capacités physique d’aller plus vite, et d’autre part s’économiser. « Slow and steady ».
Je suis juste inquiet. J’ai lu les recommandations et vu les videos, il est partout conseillé de ne pas traverser le couloir du goûter dans l’après midi. La fonte des glaces le rend dangereux en entraînant des chutes de pierres. Et c’est l’après-midi. Alors je fais mon possible pour les presser, on fera des pauses GoPro après le passage.
On passe le refuge de tête rousse puis une centaine de mètres plus haut arrive le fameux couloir.
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14:30
Il semble beaucoup moins impressionnant que je l’imaginais. Ce « couloir de la mort » n’est ni si raide ni si large. Il semble que dans le cas d’une chute de pierres annoncée, on ait largement le temps de traverser le couloir et de se mettre à l’abri. Pourtant c’est là qu’ont lieu une grande part des accidents de l’ascension. Prudence donc. Nous traversons sans encombre le couloir et le danger lié au timing étant passé, je convient de faire une première pause.
Brandon doit changer sa tenue pour l’adapter à la chaleur. Ce faisant il commet une grosse erreur. En détachant son casque, celui ci bascule sur l’arrière de son crâne pour dégringoler dans le couloir. C’est désormais sans casque que se fera cette ascension pour Brandon. C’est très dangereux car les chutes de pierres sont fréquentes, surtout à cette heure. Et c’est sans compter le retour.
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15:30.
Pause GoPro. En montant sur l’aiguille du Goûter, nous remarquons une avancée rocheuse. La vue sur le glacier sur la droite y est imprenable. Shane décide d’y faire voler son drône. De mon côté, au fur et à mesure de l’ascension de l’aiguille l’inquiétude liée à la hauteur augmente. J’ai peur du vide, depuis toujours. Pour ne pas la provoquer, je me concentre sur les cailloux devant moi et j’évite de regarder en bas. Je n’ai pas encore ressenti le vertige mais j’ai déjà peur d’avoir peur.
Alors quand Shane et Brandon m’appellent sur la pointe rocheuse pour venir poser pour le drone ma première réaction est « Oh Hell No! »
Finalement je cède à la pression pour un joli cliché.
Il nous reste encore deux heures de progression difficile sur la pente abrupte de l’aiguille du goûter.
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5:30.
Nous mettons finalement le pied en haut de la falaise. Ma montre Garmin Fenix Chronos affiche 3800m. Nous y sommes. À la hauteur du refuge du goûter. Je me remets à peine de mes émotions de cette ascension quand un bruyant craquement retentit. Tout un morceau de rocher vient de se décrocher de la falaise à quelques mètres de nous. Toute l’aiguille est plongée dans un épais nuage de poussière. Même au sommet, nous devons nous protéger le visage du col de notre t-shirt. Il en était moins une.
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5:40.
Nous découvrons ce fameux refuge du goûter que nous avons attendu avec impatience durant toute cette montée. Un batiment recouvert de plaques de métal, comme sorti d’un autre temps, ou d’une autre planète. Nous déposons notre équipement dans le sas au rez de chaussée et enfilons chacun une paire de claquettes en plastique et entrons. Un étage salle à manger, deux étages dortoirs. Après avoir confirmé notre arrivée à la réceprion à l’étage du restaurant nous déposons nos sacs sur nos lits respectifs et retournons nous asseoir à notre table pour dîner.
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6:30.
Le diner est servi. Une soupe de légumes, un couscous et un brownie. Je complète tout cela d’un cachet de diamox pour éviter le mal de l’altitude et nous allons nous coucher. Cette première partie d’ascension est éprouvante. En plus, je pense que le stress n’a fait qu’aggraver cette fatigue. Je me force à faire quelques étirements pour prévenir les courbatures du lendemain puis m’étends sur mon lit pensant que je vais dormir comme un loir.
Je suis loin du compte. Un peu traumatisé par ce début d’aventure, je ne peux fermer les yeux sans imaginer soit le refuge s’ecrouler dans la falaise soit mon corps dégringolant dans le couloir du goûter. Aucune technique de méditation n’y remédie. S’ajoutent à cela les ronflements de mes voisins et mon besoin constant d’aller pisser. Je ne sais pas si c’est le diamox ou les gatorades que j’ai bu pour me réhydrater qui en sont responsables.
2:50.
L’alarme de ma montre Garmin retentit. Elle ne me réveille pas. Non, car je suis réveillé. Je n’ai pas fermé l’oeil en fait. Le point positif, c’est que je tourne la tête et que ma nuque n’est pas douloureuse, je contracte mes cuisses et elles sont en pleine forme. Pas de courbatures et je me sens bien. Nous descendons pour le petit déjeuner. Je suis surexcité, mes genoux sous la table s’entrechoquent. Je n’ai pas faim mais on se force tous, il faut prendre un maximum de forces car non seulement nous DEVONS atteindre le sommet, mais nous devons aussi redescendre aujourd’hui même si à cet instant, c’est le cadet de nos soucis.
4:30.
Après le petit déjeuner et la préparation version hyper-couverts, nous allumons nos lampes frontales pour nous engouffrer dans la nuit. À part celui du vent, il n’est pas un bruit lorsque Brandon Shane et moi avançons dans le noir sur cette première crète au dessus du refuge. Au loin le serpent des lampes frontales des autres cordées gravit silencieusement la pente du dôme du gouter. Ils sont nombreux à être partis avant nous. Brandon prend toujours tellement de temps pour se préparer. Ca m’énerve un peu mais ce n’est pas le moment. Il faut rester concentré. Et mieux vaut être bien préparé.
Le point positif, c’est que la nuit m’empêche de regarder dans le vide. Je ne voit que le faisceau de ma lampe frontale et après tout, c’est tout ce dont j’ai besoin!
5:30.
Nous progressons doucement. « Slow and steady ». Quelques cordées nous dépassent mais le temps n’est pas une priorité. Il fait toujours nuit. J’aime  cette obscurité et le craquement de la neige sous nos pas. Nous sommes seuls, nous suivont ces traces, concentrés, réguliers. À ce moment je réalise que plus rien d’autre n’importe que le prochain pas. Plus de soucis, plus de passé, plus de futur. Juste un pas après l’autre et le moment présent.
6:30.
Avec le jour se lève un vent irrégulier. Je suis bien couvert et je n’ai pas froid, mais j’ai peur qu’il me déséquilibre. Nous arrivons justement sur une crète dont les deux flancs sont on ne peut plus abruptes. Il fait maintenant assez clair pour voir le glacier d’un coté, la falaise de l’autre. Au milieu, la crête, notre chemin. En haut, majestueux et imposant, le sommet, coiffé d’un gros nuage. Nous comprenons que notre sommet ne sera pas clair, et qu’il faudra s’y engouffrer à l’aveugle.
7:30.
Alors que nous pénetrons dans cet épais nuage, nous réalisons que toutes les cordées que nous avons croisées pour le moment ne sont pas allées jusqu’au sommet. Cela fait du monde. Je me demande bien ce qui peut les faire faire demi tour si proche du but mais j’imagine que la réponse se trouve de l’autre coté de ce mur gris.
Dès que nous entrons, le vent s’intensifie, et porte avec lui des petits éclats de neige et de glace qui nous piquent le visage. Il est temps de sortir les masques de ski et de tirer nos cols et nos cagoules sur nos visages. C’est un blizzard ici. Un autre groupe accompagné d’un guide nous croise en descendant. À leurs mînes déçues, il n’est pas la peine de poser la question. Ils ont été découragés par la météo. Et mon père qui disait que le Mont Blanc n’était qu’une randonnée plutôt facile! Pour nous, il n’est même pas envisageable de faire demi-tour. Nous n’y avons même jamais pensé.
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8:00.
Un premier groupe nous croise le sourire aux lèvres et plein d’encouragements à notre égard. Ils ont atteint le sommet. Il semble qu’il nous reste une demi-heure de marche. Par moment, le nuage se dissipe et nous offre une vue surréaliste dans la lumière du soleil levant. Puis retour dans l’épaisse grisaille.
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8:30.
C’est le sommet. On n’y voit absolument rien mais nous y sommes. Pas de vue, pas de lever de soleil, pas de couleurs mais une énergie particulière. Je ne parviens pas à mettre le doigt dessus précisément. Nous nous serrons dans les bras et nous congratulons chaleureusement. J’éclate en sanglots. Les autres ne le savent pas car je suis dissimulé par mon masque de ski. J’ai aussi un peu envie de vomir et un sentiment de vide s’empare de moi. Je leur dis que je ne me sens pas très bien. De toute façon, il y a trop de vent pour faire voler le drône. Shane m’assure que si je ne me sens pas bien, il ne vaut mieux pas s’éterniser. Ce sont peut être les premier symptômes d’un mal de l’altitude naissant. Nous rebroussons donc chemin.
Pendant 15 minutes, mes larmes continuent de couler. Je ne sais pas pourquoi. Ce sommet n’avait rien d’impressionnant, on n’y voyait rien!
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10:00.
Brandon galère un peu avec ses genoux qui ont subis plusieurs opérations ces dernières années. La descente est pire que la montée pour les genoux. Nous convenons donc de faire une pause et de prendre des forces.
Je me sens mieux et je parle aux deux autres de cette étrange émotion que j’ai ressentie au sommet. Apparemment ça nous arrive à tous. Comme si ces sommets avaient une énergie qui amplifiait et désinhibait toutes les émotions.
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11:30.
Nous arrivons au refuge du goûter. La descente de cette partie supérieure a été plus laborieuse que je ne le pensais. Brandon et ses genoux sont plutôt lents en descente. Finalement ce n’est peut-être pas trop mal sachant que la plupart des accidents arrivent en descente, sous le coup de la fatigue et de la précipitation.
Cependant il n’est pas question que je sois coincé derrière Brandon pour la descente de l’aiguille du goûter. Petit à petit je me suis habitué au vide et je me sens de plus en plus sûr de moi. Je décide de prendre les devants avec Shane même si il faudra attendre Brandon à la fin. La peur du vide a complètement disparu et nous descendons à belle allure. C’est très plaisant de pouvoir profiter vraiment de la vue alors que ce même passage m’avait traumatisé la veille. En une heure et demie nous sommes au couloir du goûter, que nous passons plus tôt que la veille.
3:45.
Nous arrivons à Nid d’aigle les pieds en compote. Cela fait 11h de marche pour la journée dont le sommet. Je ne me rappelle pas avoir été aussi fatigué. Tous mes membres sont douloureux, je tousse, mes yeux piquent. Alors que nous pensions célébrer au retour de l’ascension à Chamonix et que Brandon proposait une « After-Party » à toutes les filles qu’il croisait dans la montagne, il nous semble impossible de trouver quelque ressource d’énergie. Même pas la force d’être heureux après une telle épreuve! C’est un comble.
21:30.
Après avoir rendu mon équipement de location et avoir copieusement diné à Chamonix, nous décidons que notre priorité à tous est de regagner notre lit. D’autant que nous devons être à l’aéroport de Genève tôt dans la matinée.
Cette aventure est certainement l’une des plus excitantes, importantes et enrichissantes de ma vie (Pour le moment!). C’est pourquoi je veux exprimer ma gratitude non seulement envers Shane et Brandon qui à aucun moment ne m’ont inspiré autre chose que la confiance et la sécurité mais aussi envers cette montagne et tout ceux qui dédient leurs vies à sa préservation et sa sécurité.
En un mot: Merci.
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18 réflexions

  1. Merci pour le partage. Il y a 6 ans j’ai eu la folle idée d’aller gravir le Kilimandjaro – une expérience unique. A ta lecture, je tenterais bien le Mont Blanc l’année prochaine.

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  2. Merci pour ton article qui est juste super merveilleux et agréable à lire. Et de nous raconter ton ascension dans les moindres détails, donc merci pour ton partage et en espérant de lire d’autres articles comme çà de toi pour la suite de tes prochaines aventures.

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  3. Article au top top !!!! émouvant, époustouflant, passionnant et impressionnant. Vraiment merci pour ce partage, on t’adore pour ton amour pour la nature, l’humanité et surtout pour le risque 😂 je me surprends à parler ou à écrire comme toi , tu es vraiment un exemple pour la société. On t’aime on t’adore❤❤❤

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  4. C est avec une grande emotion que je viens de découvrir ce journal de bord. Tu nous a permis de découvrir ta préparation, ta détermination, et tu as su nous toucher en te dévoilant et en brisant ta carapace. Je suis si fier d etre un madlover, si fier de te suivre dans tes aventures et je te souhaite que tes prochaines aventures te procurent autant d émotion. Tu as le don de fédérer par ta plume, par tes actes, par ton authenticité et de faire des choses simples, des choses merveilleuses. Merci el presidente. Your PM #zikoh #madlove #withlovemontblanc

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  5. Bastien, merci pour ns avoir fait partager si sincèrement ton ascension du mont-blanc. J’étais avec toi, j’ai ressenti tes craintes tt à fait normales (j’ai déjà peur d’avoir peur) qd on a peur du vide et tu as réussi à vaincre cette peur 👏. Tu m’as tt du long touchée en plein coeur car j’ai découvert un bastien qui n’a pas hésité à se mettre à nu et à dévoiler sa grande sensibilité. tu reconnais que t’es deux amis de cordée t’ont apporté le sentiment de sécurité qui t’était indispensable pour cette montée. Tu as vécu une expérience extraordinaire où tu es allé au bout du bout tant physiquement que moralement. Ton journal de bord m’a emportée de part les émotions qu’il dégage et ta sincérité et la cerise sur le gâteau, ton écriture est très belle et je crois que tu t’ais trouvé.. Bastien continue aussi ds cette voie et fais nous vibrer lors de tes prochaines destination. Tu dis merci à la fin du récit mais moi je te retourne ce merci 😄

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  6. J’ai pu me projeter un instant dans vos pas, monter vers vous et découvrir derrière l’intrepide un Bastien réfléchis, posé et qui a des craintes et des failles, on savait pour ton vertige mais de la à rentrer dans ta tête durant ce moment important et de constater que tu étais anxieux… Je n’y aurai jamais cru… Tu es une personne exceptionnelle et ta retranscription est magnifique et ton récit passionnant… Merci beaucoup pour ce partage magique !!! Au final… Brandon prendra deux casques la prochaine fois:)

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  7. Superbe article Bastien et fort bien écrit. Tout y est, les détails de ton ascension et surtout toutes les émotions qui t’ont traversé ! J’ai suivi avec passion ton ascension et j’ai été très émue en lisant ton article ! Tu as dépassé tes angoisses liées au vertige et tu nous livres, avec sincérité et pudeur, tout ton ressenti ! Merci de ce partage ! Fière de te connaître !

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  8. bravo Bastos pour t etre ainsi surpassé ,on voit à travers ton récit que cette ascension n’a pas été de tout repos.Tu as su vaincre tes peurs et aller au bout de tes forces et moi,j’ai été très touchée par l’émotion qui t’a saisi au sommet.

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  9. Félicitations Bastien pour cet article, tu nous as fait partager ton ascension avec un récit riche en détails et en émotions, j’ai été très émue d’apprendre ta réaction arrivé au sommet. 💙 Bravo champion 👏 Fière de toi, de ton courage, de ta générosité et merci pour ce partage. Bisous. 😘 #madlove

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  10. Merci. On partage avec toi grâce à cet article encore plus ton aventure on ressent tes émotions, tes peurs et ton envie. Bravo et j’ai hâte de lire d autres articles de ta part

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  11. C’est article est le meilleur que tu as écrit jusqu’à présent. Cette ascension c’est comme si on y était avec toi la haut sur les montagnes. Tu t’y dévoiles comme jamais, sur ton ressenti durant ce court séjour. J’avoue savoir eu plaisir à te lire.

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  12. Super article, j ai vécu ton ascension avec une certaine émotion car ce royaume blanc que je vois tous les jours depuis ma cuisine (j habite à Nangy) était le rêve de mon père décédé depuis maintenant 6 ans.
    Tu as su transmettre avec pudeur et émotion ta progression. Bravo et merci d avoir partagé cela avec nous.
    BiSous.
    Céline.

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